Moquettes et acariens de la poussière de maison

acpmLorsque l’on met évidence une allergie aux acariens de la poussière de maison, il peut être tentant d’effectuer de grands changements dans l’environnement de la maison pour réduire le contact avec ces petites bêtes. L’un des premiers réflexes, a priori logique, est de supprimer tapis et moquettes. En effet, la teneur en acariens est plus importante sur ces supports que sur un sol carrelé par exemple (Van Strien and others 1994; Wouters and others 2000).

Hélas, une mesure aussi spectaculaire et radicale soit-elle n’a aucun effet sur la teneur d’acariens en contact avec le chien. En effet, dans une étude menée chez des Labradors atopiques et non atopiques, on observe une absence de corrélation entre la teneur en acariens de la poussière dans le pelage des animaux et celle dans leur environnement ou le type de revêtement au sol (van Beeck and others 2010). Or la voie de sensibilisation aux acariens se fait par contact à travers la peau et non par inhalation. Ce n’est donc pas une mesure efficace.

VAN BEECK, F. A. L., HOEKSTRA, H., BRUNEKREEF, B. & WILLEMSE, T. (2010) Inverse association between endotoxin exposure and canine atopic dermatitis. Vet J 190, 215-219

VAN STRIEN, R. T., VERHOEFF, A. P., BRUNEKREEF, B. & VAN WIJNEN, J. H. (1994) Mite antigen in house dust: relationship with different housing characteristics in The Netherlands. Clin Exp Allergy 24, 843-853

WOUTERS, I. M., DOUWES, J., DOEKES, G., THORNE, P. S., BRUNEKREEF, B. & HEEDERIK, D. J. (2000) Increased levels of markers of microbial exposure in homes with indoor storage of organic household waste. Appl Environ Microbiol 66, 627-631