Calendrier de l’Avent (Viral) : 8. Furet et SARS-Cov2

Les Mustélidés sont sensibles à l’infection par le SARS Cov2. En effet, leurs cellules ont en commun avec celles de l’homme le même récepteur au virus : le récepteur ACE 2 (récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2).

Visons et SARS-Cov2

Le vison est une espèce sensible et permissive à ce virus. Sensible, puisque comme l’ont montré les contaminations d’élevages de vison, la transmission peut s’effectuer naturellement par aérosols d’homme à furet. L’évolution de la maladie est alors assez semblable à celle observée chez l’homme, allant d’atteintes bénignes à une évolution fatale. Permissive, puisque ses cellules permettent la réplication du virus. Durant ces réplications, le virus a eu la possibilité de muter, puis a été largement retransmis muté à l’homme (jusqu’à 68 % de la population humaine d’un élevage infectée par les visons). Un humain infecté par un vison peut transmettre ensuite le virus muté à une population humaine. C’est ce qui a justifié les abattages de visons d’élevage aux Pays-Bas.

Furet et SARS-Cov2

A contrario, le furet présente une certaine résistance à l’infection par le SARS Cov2. En effet, s’il a été démontré que le furet peut être infecté expérimentalement par voie nasale, la charge virale nécessaire est largement supérieure à celle transmise naturellement. Les rares cas de transmission d’humain à furet ont été décrits au sein de populations de furet nombreuses et concentrées (refuges), où une circulation humaine du virus était importante. L’évolution de la maladie est bénigne : baisse de tonus, fièvre et toux occasionnelle, la guérison intervenant spontanément au bout d’une quinzaine de jours.

Même si, à l’inverse du vison, le furet ne semble pas jouer un rôle de réservoir du virus, un cadre légal de surveillance a néanmoins été institué :

            Depuis Décembre 2020 :

  • Obligation pour un Etat Membre de notifier dans un délai de 3 jours à la Commission européenne les cas d’infection confirmée chez un furet

Depuis Mai 2021 :

  • La loi précise qu’un vétérinaire ayant une suspicion clinique d’infection de furet par le SARS Cov 2 doit effectuer systématiquelent une PCR en échantillonnant la salive, les feces et l’urine. Si l’examen PCR est positif, un séquençage est exigé.